Rennes : ville pionnière du passif




Il y a un an, Rennes Métropole dévoilait son nouveau Plan Local de l’Habitat (PLH). Un plan quinquénnal qui exige qu’un immeuble passif soit construit pour toute opération d’aménagement comptant plusieurs bâtiments. La mesure s’applique pour la ville de Rennes, mais aussi dans les 43 communes qui composent la Métropole.

Un an après, nous faisons le bilan sur cette mesure unique en France.

 
Les bailleurs sociaux défrichent le terrain

En région rennaise, le premier bâtiment passif est sorti de terre en 2012. Il s’agit d’un centre de loisirs pour enfants, situé en périphérie de la ville. Premier bâtiment passif public pour la Métropole, il ne bénéficie pourtant pas de beaucoup de publicité. En revanche, il attire beaucoup la curiosité. Un bâtiment qui consomme peu, qui demande peu de maintenance et dont les consommations énergétiques sont clairement estimées puis vérifiées sur la durée ? Des arguments qui séduisent beaucoup les bailleurs sociaux. Thomas Primault, du bureau d’études Hinoki témoigne : « L’attrait était très fort pour les bailleurs, qui ont tout de suite voulu tester la construction passive, chacun souhaitait faire bâtir le sien ».

C’est ainsi que les premiers à investir le terrain de la construction passive sont trois bailleurs sociaux de la région, Archipel Habitat, Neotoa et Espacil Habitat.

 

La ville de Mordelles devient alors l’épicentre d’un phénomène passif.

 

 

Archipel Habitat y livre au printemps 2014 un collectif de 26 logements certifié passif, La Levantine, dessiné par Hermann Kaufmann.

 

 

 

 

Début 2015, le bailleur Neotoa ouvre à son tour les portes de sa première résidence collective certifiée, Le Jardin des Frênes, située dans la même commune.

 

Enfin en mars 2017, c’est Espacil Habitat qui livre la résidence collective Le Mouvement Perpétuel, rassemblant 40 logements, à Rennes. Un bâtiment à double emploi, aussi réussi sur le plan de la performance thermique que sur le plan architectural.

© awpa – Alexandre Wasilewski


La volonté de l’architecte était de dépasser le cliché du bâtiment passif triste. 
Dès son esquisse, très compacte, le bailleur a compris qu’il avait l’opportunité de franchir sereinement le cap de la construction passive.

Chose peu commune en construction passive, le bâtiment est raccordé au chauffage urbain, en raison de la législation locale. Il a fallu donc redoubler d’astuce pour éviter la surchauffe. En collaboration avec le bureau d’études des fluides, l’équipe se décide pour des modules de ventilation qui répartissent uniformément la chaleur.

Un équipement pas toujours facile à comprendre… Pour être sûr de mettre toutes les chances de son côté et d’aider au mieux les locataires à changer leurs habitudes, le bailleur a distribué un livret pédagogique. Jules Rault, le directeur général d’Espacil Habitat explique : « On prépare l’avenir, mais cela a un coût. Une résidence passive est 20 % plus chère à construire. Nous n’avons pas d’autres projets dans l’immédiat, nous allons d’abord faire un retour d’expérience ». Une instrumentation sur 3 ans démarrera en mai. Le bâtiment étant entièrement en béton, le premier été va réchauffer l’enveloppe et la préparera pour affronter le premier hiver.

Le point commun des trois bâtiments évoqués plus haut ? Ils sont précurseurs. En effet, ils ont été mis en œuvre bien avant la publication du Plan Local de l’Habitat en 2015 qui impose de construire et faire certifier passif au moins un bâtiment par nouvelle opération d’aménagement.
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