Construction en terre en milieu urbain : quel avenir ?




L’écologie et le développement durable ne sont plus un luxe. Le secteur du bâtiment est responsable de façon directe ou indirecte de près de 45% d’émissions de gaz à effet de serre, se hissant à la première place des secteurs les plus pollueurs de la planète. Aujourd’hui, se pose la question de la pertinence de l’usage de la terre comme matériau de construction en milieu urbain.

Le Maroc vient de se doter, en mai 2014, du premier règlement parasismique de la construction en terre (RPCT2011), favorisant ainsi l’usage de matériaux alternatifs dans le domaine de la construction. Cette avancée législative permet au prescripteur marocain de faire des choix sereins sur les matériaux de construction qui étaient interdits, faute de lois qui en réglementent l’usage.
Le matériau terre étant le plus disponible, le plus confortable (thermique, hygrométrique, acoustique, etc.) et le plus facilement réutilisable, parait être le matériau le plus prometteur pour un usage à grande échelle dans un avenir proche. Plusieurs projets commencent à voir le jour au Maroc, notamment des équipements et des maisons individuelles. Seulement, ce matériau n’arrive pas ou difficilement à convaincre, comme étant un choix rationnel en milieu urbain. Quelques expériences ont été réalisées avec succès dans le passé proche mais, malgré cela, persiste une exclusion de la terre de la liste des matériaux de construction utilisés en ville.

Le but de ce travail est de démontrer la pertinence de l’usage du matériau terre en milieu urbain, par l’étude des causes de son absence actuelle (techniques, psychologiques, légales etc.), ainsi que par des propositions de solutions adaptées au contexte actuel (formation, technique, législation, exemples de réalisations, etc.) Notamment par le recours à la préfabrication d’éléments en terre. En effet, cette possibilité apporte des solutions à beaucoup de points faibles liés à l’usage du matériau terre en milieu urbain à savoir :

  • L’exiguïté des chantiers;
  • Les problèmes d’approvisionnement en matière première;
  • La qualification des entreprises habituées à des produits finis;
  • La problématique du contrôle et de la standardisation des matériaux de construction leur permettant de s’insérer dans les circuits modernes existants.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc – n° 135 – Janvier 2016
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