Colloque international : regards croisés sur l’avenir de la copropriété




26avril 2017

Le colloque “Regards croisés sur l’avenir de la copropriété” a pour objectif de confronter les expériences et les approches des villes (notamment françaises, québécoises et belges) dans le domaine de la copropriété, pour en extraire les bonnes pratiques et formuler des recommandations concrètes auprès des acteurs publics et privés (propriétaires ou prestataires).

Cet événement vise également à améliorer la collaboration entre ces acteurs privés et les villes pour valoriser la mise en place d’outils utiles (communication, évaluation, formations, référencement, financement…) à l’usage de ces villages verticaux que sont les copropriétés.

Au programme de la journée, une analyse comparée des droits de propriété, du rôle des acteurs et de la gouvernance (de 9h45 à 11h) :

  • Animée par Alain PAPADOPOULOS, Administrateur de Planète Copropriété
  • Emmanuelle BARBET Directrice Expertise en copropriété chez Coopération et Famille
  • Michel BONETTI Sociologue urbaniste
  • Étienne DEQUIREZ Directeur général et Président du directoire de SERGIC
  • Yves JOLI-COEUR Avocat émérite spécialisé en copropriété à Montréal
  • Yves VAN ERMEN Syndic, past- président de l’I.P.I. – Institut Professionnel des Agents Immobiliers Bruxelles 

Il y a souvent loin des intentions du législateur à la mise en oeuvre des réglementations sur le terrain, et la copropriété en est une illustration édifiante. Uniforme sur le papier, le statut de la copropriété est vécu très différemment dans des contextes urbains et sociologiques aussi variés que l’immeuble haussmannien, le grand ensemble de banlieue ou la copropriété de station balnéaire ou de montagne.

Je me propose de conduire la table ronde en demandant successivement à Etienne Dequirez, Directeur général et Président du directoire de SERGIC, pour la copropriété diversifiée mais pouvant être qualifiée de classique, Emmanuelle Barbet, Directrice Expertise en copropriété chez Coopération et Famille, pour la copropriété en logement social, à Yves Joli-Cœur, Avocat émérite spécialisé en copropriété à Montréal, pour le vécu de la copropriété au Québec et à Yves Van Ermen, Syndic et ancien président de l’Institut Professionnel des Agents Immobiliers (IPI Bruxelles), pour la même chose en Belgique, de dire leur ressenti de la façon dont est vécue la copropriété par les différents publics de copropriétaires, comment s’effectue le vivre ensemble, et quelle est leur appréciation de la façon dont ces collectivités font fonctionner la mécanique compliquée de la copropriété…

J’aborderai les contextes aussi différents que l’immobilier haut de gamme ou l’accession sociale, les programmes en défiscalisation ou les éco-quartiers, sans oublier les copropriétés de résidences secondaires ou les résidences-services, touristiques et autres, les difficulté d’intégration des bailleurs et de leurs locataires ou de cohabitation des divers usages – habitation, professionnel, commercial, le vieillissement et la nécessité de prise en compte du handicap, recherche fréquemment constatée de l’entre-soi sociologique ou ethnique, la précarisation économique des résidents et tous autres facteurs potentiels de difficultés de gouvernance qui dépassent souvent les capacités de maîtrise des gestionnaires professionnels.

Je demanderai dans un second temps à Michel Bonetti sa vision de sociologue urbaniste sur la responsabilité des collectivités territoriales et des urbanistes dans l’utilisation de la copropriété en tant que régime de propriété prioritaire de l’urbanisme résidentiel, notamment en raison des inconvénients de l’étalement urbain de la propriété pavillonnaire, les risques que ce statut représente, et le fait que les collectivités ne peuvent, au motif qu’elles relèvent du secteur privé, s’en désintéresser une fois les immeubles habités ! Attirant des investisseurs et des résidents, ne doivent-elles pas se sentir responsables de la valeur patrimoniale et d’usage des programmes de construction ou d’accession qu’elles suscitent, et pour cela se soucier de la nature des occupants qu’elles font venir et de leur capacité à maintenir les patrimoines créés ? Quels accompagnements doivent être mis en oeuvre ? Les erreurs du passé et les centaines de copropriétés en difficulté qu’elles ont généré ont-elles été suffisamment analysées pour éviter que les nouveaux secteurs d’urbanisation ne suivent le même chemin ?

Je demanderai ensuite aux 4 premiers intervenants de réagir successivement sur ces questions, et sur ce que les syndics professionnels doivent, au-delà de leur pratique habituelle prendre en compte dans la conception qu’ils se font aujourd’hui de leur métier.

Alain PAPADOPOULOS

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Date et heure du colloque : 26 avril 2017 de 9h à 17h30
Lieu : Auditorium de l’Hôtel de ville de Paris

 Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris     26/04 – 26/04/2017




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