Bureaux, logements, tours, stades… le bois gagne toute la construction




Dans l’immense entrepôt, un océan de bois blond. Soulevées par des treuils, ces poutres qui dansent soutiendront bientôt des immeubles de plus en plus hauts et d’ambitieuses constructions telles que la Cité du Vin de Bordeaux ou la cathédrale de Créteil.

Ici, des poutres en “lamellé-collé” sont produites en assemblant par collage des lamelles de bois, ce qui permet d’atteindre de très longues portées – limitées à la hauteur de l’arbre pour le bois massif – et de réaliser des formes architecturales complexes.

Quelque 10 000 m3 sortent chaque année de ce site de production d’Arbonis – la filiale du géant Vinci dédiée à la construction en bois – qui emploie 75 personnes à Vérosvres, en Saône-et-Loire.

Cette activité de niche a permis à Arbonis de générer l’an dernier un chiffre d’affaires de 46 M€ : une goutte d’eau dans les 13,7 Mds€ réalisés par Vinci Construction (filiale de Vinci), mais qui représente déjà 5 à 7 % du marché de la construction d’immeubles en bois en France.

“C’est pour nous une filière stratégique dont l’activité progresse beaucoup plus vite que le reste de la construction”, affirme Jean-Christophe Terrier, directeur délégué de Vinci construction France, en faisant visiter le site.

Et depuis 18 mois, le secteur connaît un véritable essor. “Nous sommes passés d’une forme de morosité à un véritable intérêt de la part d’investisseurs privés, de plus en plus sensibles à l’empreinte carbone de leurs immeubles. Nous sommes submergés d’appels d’offres conséquents pour la construction de bâtiments tertiaires de grande taille”, rapporte M. Terrier.

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